Eglise
Sainte-Anne




"Bâtie par nos ancêtres,
à la sueur de leur front."


Vous chercheriez en vain la Baie-Sainte-Anne, sur la carte géographique du Nouveau-Brunswick; cette paroisse presque totalement en français de 250 familles ne s’y trouve pas. Où est donc la Baie-Sainte-Anne? Lorsque vous êtes à Chatham, prenez la route qui longe la rive sud de la Rivière Miramichi et filez jusqu’à son embouchure, en passant par Loggieville et Bay-du-Vin, (l’ancienne Baie des Ouines des vieux missionnaires). À 12 milles au delà de la Baie-du-Vin, vous êtes à la Baie-Sainte-Anne.

La Baie-Sainte-Anne est une paroisse d’origine relativement récente. Elle faisait autrefois partie de la paroisse Stella Maris d’Escuminac, (la Pointe “Choumnaque” des pêcheurs de morue). Comme l’église d’Escuminac, construite en 1853 se trouvait située tout au bout, a l’Est d’une paroisse de 13 milles de longueur on songea en 1910, Monsieur l’abbé N.-P. Savoie, alors curé d’Escuminac, acheta d’Athanase Martin un terrain au prix de $150.00 et la même année jeta les fondations de l’église qu’il plaça sous le vocable de Ste-Anne.













De 1910 à 1915, l’abbé Savoie fit la navette entre Escuminac et la Baie-Sainte-Anne. C’est vers ce temps-là qu’ils fixa définitivement sa résidence près de la nouvelle église. L’extérieur de l’église et de la sacristie fut achevé vers 1917. Le tout est une imposante construction en pierre taillées, avec deux tours et clochers. Le 17 août 1919, Monsieur l’abbé Savoie fit l’achat de la cloche du monastère des Trappistes de Tracadie, Nouvelle-Ecosse. En 1920, Monsieur l’abbé G. Paquin, qui succéda à Monsieur Savoie, paracheva l’intérieur de la sacristie et construisit le presbytère en pierre. En 1929, Monsieur l’abbé Albert Poirier fit finir l’intérieur de l’église. Le 27 juillet 1930, Son Excellence Mgr. P.-A. Chiasson bénit le nouveau temple. À cette occasion, Mgr. L.-J.-A. Melanson, alors Vicaire Général du diocèse de Chatham et aujourd’hui archevêque de Moncton, fit le sermon.


L'abbé Nazaire P. Savoie

L’église de la Baie-Sainte-Anne est sans contredit l’une des plus belles du comté de Northumberland. L’abbé Arthur Gallien est le curé actuel de la Paroisse et Monsieur l’abbé J.-P. Albert en est le vicaire. La Baie-Sainte-Anne a une population de 1,500 âmes. La pêche, (homard, saumon, huîtres, et éperlan) est la principale industrie de la paroisse. Dans les archives de la Baie sont conservés les vieux régistres des anciens missionnaires: Bédard, Parent, Gagnon, Morissette, Cooke, etc., commencés le 22 janvier 1801. Dans ces régistres est mentionnée la visite pastorale de Mgr. Joseph-Octave Plessis, à la Baie des Vents, le 19 juin 1812.

Source: L'Évangéline, 1937-02-25, p. 42.








(Octobre 1957)



















PROJET D'AMÉNAGEMENT CULTUREL
par Gilles Manuel et les élèves (2013)

























Les pierres de notre église proviennent de carrières aux alentours de chez Joe à Lament Martin et Joe à Anselme Mazerolle. Les gens tiraient de la carrière d’immenses pierres qui étaient transportées sur les lieux à cheval. Pendant l’hiver, ce travail se faisait plus facilement, car on utilisait la rivière gelée comme voie de transportation. Le prêtre avait embauché des maçons étrangers (Babin et Landry) pour tailler la pierre. En voici le résultat.




















L'artiste des oeuvres de l'Église Sainte-Anne de Baie-Sainte-Anne. Guido Nincheri (né le 29 septembre 1885 à Prato, en Italie - décédé le 1er mars 1973 à Providence, Rhode Island) est un artiste du vitrail religieux et un fresquiste canadien d'origine italienne. Il a peut-être été l'artiste qui a produit le plus grand nombre d'oeuvres religieuses au Canada durant le XXe siècle. Ses vitraux et oeuvres décoratives ornent environ 200 bâtiments, surtout des églises partout au Canada ainsi que dans nombre d'États de la Nouvelle-Angleterre.










NOS PRÊTRES



Père Jean-Paul Albert
(1934-1937)
(1937-1947)

Père Adjutor Boucher
(1947-1960)

Père Paul Arsenault
(1959-1961)
(1969-1972)

Père Oswald Porelle
(1960-1965)

Père Alphonse Richard
(1962-1964)
(1983-1990)

Père Yvon Arsenault
(?-?)

Père Robert Savoie
(1994-1999)
(2004-2010)

Père Raoul LeBlanc
(1999; 2000-2001)

Père Gilbert Levesque
(?-?)

Père Jean Bélisle
(?-présent)





VIDÉOS

🎥  Messe de Noël (1999)

🎥  Décorations du Festival des fruits de mer (2007)

🎥  Messe du 100e anniversaire (7 août 2011)




SALON SOEUR BLANDINE-MARTIN

C’est le village de Baie-Sainte-Anne qui vit naitre Blandine Martin le 10 mai 1941. Blandine semble avoir vécu toute sa vie sous le signe de l’eau. Fille, petite-fille et arrière-petite-fille de pêcheurs, elle a connu la mer: belle et attirante par un beau jour d’été, bonne et généreuse lors d’une saison de pêche, dévastatrice et cruelle au jour sombre d’une tempête.


Ses parents, Albénie et Marthe-Elise Martin sont de cette race d’audacieux et de tenaces, mais qui, en même temps, ont le coeur sur la main. Blandine avait hérité de ces vertus qui donnent à un individu du caractère, mais qui, aussi, le rend vulnérable à la souffrance.

Blandine fit ses études primaires à Baie-Sainte-Anne, mais reçut son diplôme de fin d’études secondaires à Néguac en 1959. À l’automne de cette même année, elle se dirige vers l’École Normale de Fredericton. Elle revient à Baie-Sainte-Anne un an plus tard enseigner à des jeunes de la 9e année. En 1961, Blandine, âgée de vingt ans, s’oriente vers le postulat des Religieuses Notre-Dame-du-Sacré Coeur à St-Joseph, Nouveau-Brunswick. C’est alors qu’elle réalise son rêve: se consacrer au Seigneur.

Entre 1964 et 1970, Soeur Blandine poursuit son enseignement dans le comté de Kent. De 1970 à 1972, elle complète une formation d’abord à Ottawa et ensuite à l’Université de Moncton. Durant cette dernière année, elle devient soeur missionnaire en Haïti jusqu’au dernier jour de sa vie, le 22 juin 1975.


Bien sûr, les gens reconnaissaient qu’elle avait, comme tout le monde, certains défauts. On dit qu’une personne possède les qualités de ses défauts. Cela était particulièrement évident chez Soeur Blandine; elle avait toujours un bon mot pour les personnes avec lesquelles elle vivait; elle avait une détermination à vaincre tous les obstacles qu’elle rencontrait sur sa route; en Haïti, elle fut une missionnaire dans le plein sens du mot. La misère de ces gens, victimes des forces de la nature, des inégalités sociales et de l’exploitation injuste lui faisait mal. «On a beau avoir été pauvre chez soi, ce n’est pas la même chose» s’exprime-t-elle dans une lettre à sa congrégation.

Son absence sera regrettée de tout le quartier où elle habitait. En apprenant son décès, une maman de trois élèves a exprimé au Père Langneil, la préoccupation de tous les parents: «Est-ce que vous croyez, Père, que nous aurons encore une directrice aussi dévouée que Soeur Blandine?»


Un grand service fut célébré pour Soeur Blandine en Haïti. Après la cérémonie, le Père Langneil a raconté quelques anecdotes. L’instructeur le plus âgé fit de même. Ensuite une infirmière chanta: «Adieu, directrice Blandine; adieu, chère directrice...» Elle chanta avec tant d’émotion que tout le monde fondit en larmes, parents comme élèves; tous ont quitté les lieux en criant et en pleurant.


Le voile s’est levé pour Soeur Blandine, le moment de vérité est arrivé. Elle a vécu la véritable Espérance. Elle a fait chaque jour avec le Ressuscité d’aujourd’hui son travail en donnant à manger à un frère qui a faim, en dispensant aux petits et aux pauvres la parole de Vérité. Elle est maintenant habitée par une Présence qui la remplit de paix et d’amour. Par sa mission en Haïti, Blandine a préparé, sans le savoir, une belle couronne au ciel.


Blandine laissa son nom dans le coeur des paroissiens et paroissiennes de notre communauté. C’est pourquoi ils ont choisi de nommer la salle située au sous-sol de l’église: Salon Soeur Blandine-Martin. (Juillet 2012)





PRESBYTÈRE






Il fut démolie le 17 octobre, 2024.




CIMETIÈRE




(2002)


(à venir)



COUVENT DES SOEURS


(1950-1958)


(1959-1999)




DIVERS