LES SOBRIQUETS DE LA BAIE
Vous passez dans le beau village de Baie-Sainte-Anne. Vous pensez vous arrêter visiter une personne que vous connaissez. Elle s’appelle Amanda. Mais, vous ne connaissez pas son adresse résidentielle. Vous arrêtez une personne le long du chemin pour savoir si elle connait Amanda. Ne soyez pas surpris si on vous répond qu’il n’y a pas d’Amanda à Baie-Sainte-Anne. Toutefois, si vous aviez demandé pour Tititte, on vous aurait eu dirigée vers la personne que vous cherchiez.
Les sobriquets à Baie-Sainte-Anne ne se font pas rares. Ce recueille est une compilation de différents sobriquets que l’on retrouve ou qu’on retrouvait dans le passé. Il ne tient pas compte des noms raccourcis comme Zéa pour Elzéa ou Nic pour Nicole. Il ne tient pas en considération non plus les noms transformé en anglais tel que Mike pour Michel ou Will pour Guillaume. Il ne tient pas non plus en considération les nombreux prénoms en avant duquel on ajoute «ti» comme Ti-Adé, Ti-Louis ou Ti-Émile.
Sans doute il y a des sobriquets qui ont été oubliés et d’autres qui sont plus connus dans l’intimité de leur propre famille. Chose certaine, la créativité ne manque pas lorsque vient le temps de rebaptiser une personne.
On reconnait que Baie-Sainte-Anne n’est pas unique en ayant des sobriquets et que ce beau village côtier n’a pas écrit la genèse du sobriquet, mais pourquoi autant de sobriquets à Baie-Sainte-Anne? Quand cela a-t-il prit racine?
Les sobriquets à Baie-Sainte-Anne sont si communs, si drôles parfois et si originaux, qu’ils ont même inspirés une auteure de notre village, Astrid Gibbs, à y écrire un poème intitulé «
Drôles de nom», publié en 2006 dans le recueil
La Grand-Dune m’habite.
Texte écrit par Gilles Manuel.